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Marc Chabert, Légende Gloups ! #20

Fraîchement auréolé du trophée de l’Institution Lyonnaise, pour le F&K Bistroclub, Marc Chabert revient sur les mythiques apéros du Fish qui ont largement participé à développer le marché et la diffusion du rosé à Lyon il y a une vingtaine d’années.

Rencontre avec « le dinosaure de la nuit ».


GLOU GLOU : Quand est-ce que vous avez commencé à voir la vie en rosé ?
Marc Chabert : « Ça remonte à la fin des années 90 lorsque nous exploitions, avec J-P Donjon, le Fish. En été, on installait une grande terrasse sur le quai, qui n’était alors qu’un parking.

C’était un peu les berges du Rhône avant l’heure !

Les apéros du Fish sont vite devenus un rendez-vous incontournable en ville, 2 000 personnes défilaient tous les soirs ! Ce succès de folie avait forcément des inconvénients : on était vite dans le jus côté service. C’est pourquoi on a tout misé sur le produit unique plus simple à servir et à gérer : le rosé ! »


GLOU GLOU : Pourquoi le rosé et pas un autre produit ?
Marc Chabert : « Parce que c’est un vin facile qui fait consensus, il est convivial, féminin… À cette époque le rosé n’était presque pas consommé en mode apéritif. C’était plus un truc du Sud, un incontournable de la Côte D’Azur où nous avons puisé notre inspiration. On fréquentait pas mal Saint-Tropez et nous avons eu un coup de cœur pour les rosés du Domaine des Campaux et leurs exploitants, qui sont depuis des amis de longue date. Il y a toujours une histoire d’hommes et des rencontres derrière le vin ! »


GLOU GLOU : En terme de volume, ça donnait quoi ?
Marc Chabert : « Ça éclusait sévère !

On passait plus d’une palette chaque soir, soit environ 800 bouteilles.

à cette époque le magnum n’était pas aussi répandu et on ne bossait qu’à la bouteille. Progressivement avec le succès du rosé les tailles ont évolué pour coller à la demande du marché. On constate aussi que le rosé est décliné dans des packagings à la mode mais il serait dommage que le rosé devienne un produit de luxe ou trop exclusif.


GLOU GLOU : Un bon rosé pour vous c’est ?
Marc Chabert : Un Côte de Provence, clair, léger, un rosé de soif qui se boit facilement.


GLOU GLOU : Le bon verre pour boire un rosé ?
Marc Chabert : L’été j’apprécie le boire en piscine, sinon pour moi un verre simple suffit, un verre des « campagnes » et c’est parfait. Je ne suis même pas choqué de le boire dans un gobelet en plastique opaque ! Qu’importe le flacon… Vous connaissez la suite !


GLOU GLOU : Votre secret le lendemain d’une soirée trop ar-ROSÉ ?
Marc Chabert : En général, je me remets « en phase » avec une bonne balade à vélo !


Le conseil conso’ de Marc Chabert
Pour écouler encore plus de rosé à l’apéro, pensez à offrir quelques tapas ou un buffet !