Monsieur Albert, Légende Gloupster ! #20

Ce n’est pas une brève de comptoir de considérer Albert Dray comme une réalité qui dépasse sa propre légende. Car « Monsieur Albert », qui tourne la page de l’institution du Café du Pond, est certainement un des grands témoins d’un demi-siècle de bistronomie.

C’est en toute simplicité que la rédaction de Glou Glou et l’équipe de Rhône-Alpes Distribution (RAD) se sont retrouvés au cœur du 6e arrondissement de Lyon, à la table d’Albert pour une entrevue printanière. Au programme : retour et sélection des vins rosés qui ont contribué à 20 ans de succès sur la terrasse de la place Maréchal-Lyautey.

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Définir le géant Albert n’est pas une mince affaire…

Voilà près de 40 ans qu’il balade sa grande silhouette dans Lyon et toutes les générations depuis les années 70 pourraient témoigner d’un instant passé à ses côtés. De l’homme de la rue Royale, aux commandes de La Champagneraie puis du Jardin, à l’homme de La Passerelle qui ravît durant 15 années, dès l’aube, des palais fanatiques accros à la mythique escalope de veau à la crème ; jusqu’à l’homme du Café du Pond, un petit bistrot devenu à son tour un géant en 2009 grâce à son kiosque sur la place Lyautey…
Rien ne sera laissé au hasard. Et certainement pas les vins rosés ! Interview.


GLOU GLOU : Pourriez-vous nous décrire votre rencontre avec l’équipe Rhône-Alpes Distribution ?
Albert Dray (AD) : « Tout compte fait, nous nous connaissons depuis toujours !
C’est une histoire d’Hommes avant toute chose. Depuis 1982, j’ai travaillé avec les trois générations de Tournissoux ! (Sébastien Tournissoux, DG de RAD, NDRL). Quand j’ai repris le Lyautey, nous avions des tables publicitaires : vous pouvez d’ailleurs retrouver celle de LEODIS en terrasse ! »


GLOU GLOU : Toutes les tables sont encore là ?
AD : « Non malheureusement, depuis que j’ai annoncé la vente du Café, une a disparu… Celle de LyonPeople ! (Rires) Mais ils m’ont laissé celle pour laquelle nous avions fait une couverture qui avait fait beaucoup de bruit. Entre le 17 septembre 2001 et le 29 mars 2017, jour où je céderai le café, nous aurons eu le temps de faire un sacré bout de chemin ensemble. »


GLOU GLOU : Comment avez-vous travaillé le Rosé durant toutes ces années ?
AD : « Là aussi, ce sont des successions de rencontres et d’échanges avec les vignerons et RAD. Jusqu’en 2000, le rosé n’avait pas le succès que l’on connaît aujourd’hui.
Mais à cette époque j’ai senti qu’il fallait innover avec des terrasses plus attractives, des planches apéritives et de nouveaux modes de consommation. Le rosé en faisait partie.
En 2002, le Café du Pond inaugurait une des premières terrasses en bois de la ville sur laquelle le rosé est devenu une star. En 2009, lors de l’inauguration du kiosque, nous étions plus de 2000 personnes sur la place !
Nous avons connu alors les plus grosses progressions en terme de ventes de rosé. Aujourd’hui, on constate un phénomène similaire avec des boissons comme le Spritz. »


GLOU GLOU : Quels sont les belles rencontres vins rosés que vous avez fait ?
AD : « Il y en a beaucoup ! (rires avec Alain Lemasson (AL), responsable vins RAD). Un de mes coups de cœur va à Magali Letartre du Domaine La Rouillère. Nous avons découvert cette formidable personne alors que nous visitions des domaines à Saint Tropez. Je lui ai pris une palette de rosé, pour essayer, j’ai été conquis. Elle a ensuite connu un succès mérité. Elle est d’ailleurs la référence rosé à La Folie Douce avec une très belle bouteille carrée. »
AL : « C’est d’ailleurs grâce à toi que nous avons pu faire cette belle rencontre, pour laquelle nous avons désormais la distribution exclusive sur la région ! »


GLOU GLOU : Quels ont été vos rosés préférés parmi les rencontres avec RAD ?
AD : « Je pense à ceux de la maison Sumeire. Grâce à Michel Tournissoux et Didier Merland, j’ai fait la rencontre dans les années 90 de Pascal Frère, le directeur général de l’époque avec qui j’ai travaillé de nombreuses années à la Passerelle. Aujourd’hui j’apprécie aussi collaborer avec le Château Coussin Sainte-Victoire. »


GLOU GLOU : à l’époque de votre célèbre escalope à la crème ?
AD : « Exactement et ce n’est pas un scoop mais l’escalope à la crème pourrait très bien être prochainement de retour dans de nouvelles aventures…»


GLOU GLOU : Pour vous quelle a été la meilleure innovation en terme de Rosé ?
AD : « Par exemple, la rencontre avec Puech Haut s’est passée autour d’un déjeuner au Café du Pond avec David Catarinetti, Alain Lemasson et Arnaud Demongeot qui représente le domaine. Leur bouchon en verre a été une vraie révolution pour mes serveurs car plus besoin de limonadier. En plus de cela, les Languedoc font des produits très beaux qui sont moins chers que les côtes de Provence. »
David Catarinetti (Responsable Développement Vins RAD) : « C’est exact, nous avons d’ailleurs goûté d’excellents vins issus de Vigne Centenaire lors du salon Vinisud. Ce sont des valeurs montantes ! »


GLOU GLOU : Un dernier coup de cœur pour la route ?
AD : « Les vignerons de Saint Tropez ! C’est justement ce que l’on déguste (Château de Pampelonne Légende). Ici, c’est le comptoir des Légendes ! (Rires) Mais je vous rassure ce n’est qu’un au revoir car à 72 ans, je vous prépare encore de belles surprises ».


On imagine bien que vous ne resterez pas les mains croisées Monsieur Albert…

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